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Portrait du marché du travail au Québec par Mia Homsy

Mia Homsy est présidente et directrice générale de l’institut du Québec (IDQ), c’est un organisme sans but lucratif dont la mission consiste à contribuer activement au débat public pour aider le Québec à relever les défis sociaux, économiques et environnementaux sur les questions de main d’œuvre et de marché de travail.

L’IDQ est affilié aux HEC Montréal et au Conference Board du Canada.

Nous avons posé plusieurs questions à Mia au sujet de la pénurie de main-d’œuvre au Québec. Voici ses réponses :

 

Quel est l’état du marché du travail au Québec ?

Le marché du travail au Québec est en profonde mutation depuis plusieurs années. La pandémie a été un choc. Avant la pandémie, le taux de chômage était très faible, de l’ordre de 4,5%, soit le plus bas taux de chômage jamais enregistré au Québec qui s’explique par plusieurs années de croissance des emplois.

Les années 2017, 2018 et 2019 ont connu une croissance économique exceptionnelle ainsi que le vieillissement de la population, notamment à l’extérieur de Montréal. En effet, la cohorte des baby-boomers commence à quitter le marché du travail et doit être remplacée. La pandémie a causé des milliers de pertes d’emplois. Cependant le marché du travail est résilient puisqu’à l’été 2021, le taux de chômage s’élevait à 6%, ce qui est une nette amélioration par rapport à l’hiver 2020.

Quels sont les défis face au taux de chômage au Québec ?

Il y a un clivage dans l’économie québécoise. La récupération des emplois est à 99%, ce qui est excellent malgré un nombre élevé de chômeurs de longue durée, une tendance exacerbée depuis la pandémie. En effet, il y a eu 80 000 chômeurs de plus depuis la pandémie, 25% d’entre eux sont des chômeurs de longue durée. En parallèle, les postes à combler par les entreprises sont en croissance.

Pourquoi le taux de postes vacants est-il élevé au Québec ?

Avec la Colombie-Britannique, le Québec est la deuxième province à avoir le plus grand taux de postes vacants du Canada. Le taux de postes vacants est souvent lié aux enjeux démographiques et à la croissance économique.

Dans certaines régions, le taux de remplacement est parfois très élevé, on parle de 100% des besoins de main-d’œuvre qui viennent de remplacement de départ dû aux personnes qui vont prendre leur retraite.

Face à ce contexte, l’immigration internationale peut être une solution afin de répondre aux enjeux de pénurie de main-d’œuvre.

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